1807 l'art de composer facilement et à peu de frais les liqueurs de table

LES LIQUEURS DE TATI LE , etc. 307 mahles par elles-mêmes, sans mélange d'au– cune autre substance, et celles qui ne Je sont que par l'addition d'un esprit ardent quel– conque, mais d'une espèce différente. Nous commencerons par donner un exemple des premières , mais nous nous étendrons un peu davantage en parlant des secondes. Pour tirer l'esprit ardent des roses , pre– nez vingt livres de cette fleur ; il faut choi~ir celles dont nous avons déjà parlé , et que l'on nomme la rose pâle, simple; écrasez-la, sans l'éplucher, dans un mortier de marbre, vous en formerez comme une pâte, étendez cette pâte , couche par couche , avec du sel marin, dans une très-grande cruche de grès, ou dans deux, si une n'est. pas suffisante, c'est-à-dire que vous saupoudrerez chaque couche de pâte de roses , d'un demi-doigt de sel commun ou environ; pre_ssez vos cou– ches les unes sur les autres , le plus qu'il sera possible , bouchez bien votre cruche avec un bouchon de liége trempé dans la cire jaune fondue , recouvrez ce bouchon avec d'autre cire encore , portez votre cruche à la cave, et oubliez-la pendant six: semaines ou deux mois; après ce tems , débouc~ez ia truche; si el1e exhale une odeur forte et 'incuse , la fermentation sera à son point; V2

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