1807 l'art de composer facilement et à peu de frais les liqueurs de table
LES LIQUEURS DE TABLE, etc. 293 dans l'intérieur de la cucurbite, la distilla– tion s'arrête en grande partie , l'huile esserl– tielle cesse de monter sur-le-champ , et elle ne commence à distiller que lorsque l'eau du réfrigerant a acquis un certain degré de chaleur. Il n'en est pas de même du ser– pentin; la fraîcheur de l'eau qu'il contient ne se communique jamais jusque dansl'alam– hic. On peut , lorsqu'ii est nécessaire , le ra– fraîchir subitement : les vapeurs qu'il ren– ferme ne rétrogradent jamais ; mais lors– qu'on distillé une huile essentielle qui a la propriété de se figer par le froid_, comme l'huile d'anis, par exemple , il est bon de ne point rafraichir entièrement ni l'eau du ser– pentin, ni l'eau du réfrigérant, et de l'entre– tenir toujours tiède , sans quoi l'huile, en se 11geant, boucherait le serpentin , et le ferait crever avec danger. Les huiles essentielles , quoique fort dé– gradées , sans couleur, san&odeur, et presque sans fluidité, ne son,t pa san;s remède; on peut les rétabfü· dans toute leur pureté, et même sans qu'jl en coûLc beaucoup. Il ne s'agit pour cela que de les ver er dans -q.n alambic sur des plantes ou flc:-urs de la même espèce , y ajouter une suffisante quantité– d'cau, et les distiller selon le procédé que.
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