1855 Traité des liqueurs, et de la distillation des alcools ou, Le liquoriste et le distillateur modernes
nérateurs, dominans, majeurs, mineurs, graves, aigus, leur coma même el tout ce qui en dépend, par consé– quent leurs consonnances el leurs dissonnances. 11 Cessaveurs sont: i l'acide, ut; ile fade ré; 3 le doux, mi; 4 l'amer, fa; !'l'aigre-doux, &Dl; 6 l'austère, la; 7 le piquant, si. »Dans la musique sonore, les tierces, les quintes, les oc– taves formentles plus belles consonnances; mêmes effets précisément dans la musique savoureuse : mêlez l'acide avec l'aigre-doux, ce qui répond à ut - - - sol, i - -- :s - - , le citron par exemple avec le sucre, vous aurez une con– sonnance simple, mais charmante en quinte majeure. Mêlez l'acide avec le doux, le suc de bigarrade, par exem– ple, avec le miel, vous aurez une saveur passablement agréable, analogue à ut - mi, i - 3 - - - - tierce majeure. Mêlez l'aigre-doux avec le piquant, la consonnance sera moins agréable. Pour la rendre plus agréable, hauS&ea ou baissez d'un demi-ton l'une et l'autre saveur, ce qui revient au dièse et au bémol, et vous trouverez un grand changement, etc. • Les dissonnances ne i;ont pas moins analogues dans l'une et l'autre musique; dans l'acousUque, frappez la quarte, vous produirez une cacophonie désagréable; dans la musique savoureuse, mêlez l'acide avec l'amer, du vinaigre avec de l'absinlhe, le composé sera détestable; en un mot, je regarde une liqueur bien entendue comme une sorte d'air musical. •> Les esprits et les eaux parfumées, les huiles volatiles, les teintures aromatiques et les infusions sont les di– ""Verses préparations qui servent à fournir le parfum des lique;urf.. On doit s'attacher à en garnir suffisamment le
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