1855 Traité des liqueurs, et de la distillation des alcools ou, Le liquoriste et le distillateur modernes

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TaAITK qu'un procédé à la fois aussi simple el aussi répandu dans l'Orient.• et même sur les côtes de l'Afrique occidentale, lequel est le résultat d'un autre connu depuis un temps immémorial (eau de roses) ne date pas de deux cents ans! Cette opinion diffère beaucoup de celle de plusieurs savants. • De toutes ses recherches dans les écrivains orientaux, il résulte qu'avant iOit de l'hégire ( t6ti de l'ère vul:– gaire), l'essence de rose était complétement inconnue. Dans une Histoire des grand& Mogols, de Ui:S àt 677, la découverte de l'essence de rose est mentionnée de la manière la plus positive dans ces deux passages: «L'essence d'eau de rose quelaprincesse (Noùr-Djihàn– Beygum) nomma d'abord essence tù Djihânguyr, ainsi que quelques autres parfums d'un moindre prix dont dle procura la jouissance aux hommes peu favorisés de la fortune, sont de son imenlion el de celle de sa mère. • • Au commencement de Ja fête parfumée du nouvel an el de cette année du règne (de Djibânguyr) la mère de (la princesse) Noùr-Djibân ayant présenté de l'essence d'eau de rose, qu'elle avait extraite, et le prince l'ayant trouvée agréable, il jugea à propos de donner à cette découverte son nom auguste, el la nomma à IMr djihdn– guyry, c'est-à-dire essence de Djihânguyr.,, « La manière de faire le à ther, dit encore M. Gladwin dans une Histoire tù l' lndoustan , fut alors découverte, pour la première fois, par la mère de Noùr-Djihân-Bey– gum. Le à ther est l'huile essentielle de ro11e, qui sur– nage en très-petite quantité au-dessus de l'eau de l'OH distillée, etc. 11 Quant à sa découverte, voici ce que raconte le vP.ni-

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