1855 Traité des liqueurs, et de la distillation des alcools ou, Le liquoriste et le distillateur modernes
TRAITÉ peau qui forme même, sur l'animal vivant, une masse sèche; la femelle en est privée. I.a mf!illeure qualité de musc provient do Touquin. La cherté de ce parrum a introduit de nombreuses falsilications dans le commerce de cette substance; soutenl la bourse, après qu'on en n e1tr11il la matière odoriférante, t>st remplie de sang desséché ou do bitume. On reconoall la pre– mière de ces sophistications t>n l'humectent et en l'expoi:ant à une suffisante température, car nlor11 le eang devient tr&-fétide; dans la seconde, J'asphalte trùle avec Damme, tandis que le musc vrai est converti en charbon sans aucune trace de Damme. Le musc est employé en médecine comme tonique et anti– spa~moilique. Son principal usage est dans la parrumerie. MusC.lDK ou NOIX •USC.lDES. - fo'ruit du muscadier, arbre naturel nut lies Moluques, cultivé actuellement à Cayenne el aux Antilles, mais pas en assez grande quantité pour suffire au commerce. Aux Heurs remelles de l'arbre, qui s'élève à une assez grande h11uteur, succèdent des fruits de la grosseur d'une pêche, tra– versés longitudinalement par un sillon, dans l'intérieur duquel est renfermée une grosse graine, ovotde, dure, de couleur carnée: c'est cette graine qui est la muscade et son enveloppe le macis. Les fruits du muscadier livrés au commerce sont de 1leu1 espèces : l'une allongée est connue sous le nom de muscatk mâlt, peut-être parce qu'elle est plus grosse que l'autre ; elle e!l inf,;rieure,à la muscade arrondie, beaucoup plus légère, bien moins aromatique et très-susceptible d'~tre piquée des vers. La muscnde arrondie porte le nom de femelle, elle est d'une très-forte odeur aromatique et d'une saveur chaude el âcre. Pour reconnaitre la qualité des muscades, il faut les cas..c;er, car il se trouve souvent que les vendeurs, pour boucher les trous perforé@ par les insectes, les emplissent de pAtes préparées à ce sujet. La muscade, plus employée comme aromate que comme mé– dicament, entre dans l'assaisonnement des aliments, auxquels elle communique ses propriétês excitantes et digesliYeti. lhRoBOLAl'IS. - Fruits de divets végétaux originaires de l'Inde, dont les principaux appartiennent nu terminalia ckelnJa ou myrobolanw che6ula. Ils sont allongés en forme d'olive, de la grosseur d'une dalle, luisants, brunâtres, marqués de cinq côtes longitudinales apparentes; leur substance, de peu d'épaisseur, est brunâtre, croquante et acidulée. Dans l'intérieur de cette enveloppe charnue, se trouve un noyau marqué de ai1 côta
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